Vous invitez un client à dîner, vous conservez le reçu et, au moment de produire votre déclaration, vous présumez que la totalité est une dépense d’affaires. Votre comptable n’en déduit ensuite que la moitié. C’est l’une des surprises les plus courantes dans la tenue de livres des travailleurs autonomes, et elle porte un nom : la règle de 50 % pour les repas et les frais de représentation.

Voici ce que cette règle signifie généralement, les exceptions qu’il vaut la peine de connaître et, surtout, la façon d’inscrire les repas pour simplifier le calcul plus tard. Il s’agit de renseignements généraux, et non de conseils fiscaux; confirmez votre situation auprès de l’ARC ou d’une personne qualifiée.

Pourquoi les repas d’affaires sont généralement déductibles à moitié

Au Canada, la limite de 50 % applicable à l’impôt sur le revenu pour la plupart des repas et frais de représentation liés aux affaires correspond généralement à 50 % du moins élevé entre la somme payée et un montant raisonnable dans les circonstances.

Elle s’applique aux situations habituelles des travailleurs autonomes : un repas avec un client, un café pendant une réunion d’affaires ou un repas en compagnie d’un client potentiel. Vous inscrivez la somme réellement dépensée; la limite de 50 % est appliquée lors de la préparation de la déclaration.

Conseil : inscrivez le plein montant du reçu, et non la moitié. La limite de 50 % s’applique au moment de la déclaration. Si vous réduisez vous-même le montant de moitié, vous risquez de le faire réduire deux fois. Saisissez 100 % et laissez le calcul — ou votre comptable — appliquer la règle.

Le contexte qui transforme un café en déduction

Un reçu de repas ne s’explique pas tout seul. Plusieurs mois plus tard, des frais de restaurant de 42 $ pourraient correspondre à un dîner avec un client, à un repas pris seul ou à des provisions. Le détail qui permet d’expliquer la dépense d’affaires est le motif d’affaires : la personne rencontrée et la raison pour laquelle le repas était lié à la production d’un revenu.

Pour chaque repas que vous prévoyez demander, saisissez donc :

  • l’image du reçu, sur laquelle la date, le commerçant et le total sont lisibles;
  • la personne qui vous accompagnait — le client ou le contact;
  • la raison pour laquelle le repas avait un motif d’affaires.

Ces renseignements facilitent la vérification du dossier, mais ils n’établissent pas à eux seuls la déductibilité. Ajouter le contexte le jour même prend cinq secondes; le reconstituer en avril est laborieux.

Les exceptions qu’il vaut la peine de connaître

La limite de 50 % est la règle générale, mais elle n’est pas universelle. Quelques situations peuvent recevoir un traitement différent, notamment :

  • Certaines activités offertes par un employeur. Jusqu’à six fêtes de bureau ou activités semblables par année auxquelles tous les employés d’un emplacement particulier sont invités peuvent recevoir un traitement différent d’un repas ordinaire avec un client.
  • Les repas refacturés à un client. La limite de 50 % ne s’applique pas lorsqu’une entreprise facture un client et que le coût du repas ou du divertissement est indiqué sur la facture.
  • Certaines règles visant le transport sur longue distance. Un conducteur de grand routier admissible peut demander une déduction d’impôt sur le revenu de 80 % pour les aliments et boissons consommés pendant une période de déplacement admissible. Les repas servis lors d’activités de financement principalement au profit d’un organisme de bienfaisance enregistré peuvent aussi recevoir un traitement différent. Le travail à domicile ne constitue pas en soi une exception.

Le but n’est pas de mémoriser toutes les exceptions, mais de classer les repas séparément afin que vous ou votre comptable puissiez appliquer le bon traitement. Ne présumez pas qu’une exception s’applique à votre situation sans consulter les directives actuelles de l’ARC ou une personne qualifiée.

Faire de la règle de 50 % une simple étape

La règle est simple; la difficulté consiste à trier des centaines de reçus mélangés à la fin de l’année et à essayer de se rappeler lesquels correspondaient à des repas d’affaires. Un peu de structure élimine cette corvée :

  1. Classez les repas dans leur propre catégorie au moment de les numériser afin de pouvoir facilement en calculer le total.
  2. Ajoutez immédiatement la note sur les personnes présentes et le motif pendant que vous vous en souvenez.
  3. Écartez les repas personnels : ne signalez que ceux qui ont un véritable motif d’affaires.
  4. Faites une vérification chaque semaine afin de ne jamais rédiger les notes de repas de mémoire.
  5. Exportez par catégorie afin que votre comptable reçoive un groupe de repas clairement identifié, prêt pour le calcul de 50 %.

PKTD peut signaler les repas pour examen selon la limite habituelle de 50 % applicable à l’impôt sur le revenu; le traitement des crédits de taxe sur les intrants de TPS/TVH est distinct et dépend de l’inscription, de l’utilisation dans le cadre d’activités commerciales et des règles actuelles. PKTD peut aussi conserver ensemble l’image, la catégorie et votre note pour les exportations PDF et CSV. La demande dépend toujours de vos faits et des règles actuelles.

Pour comprendre le système plus large dans lequel s’inscrivent ces repas, consultez les reçus d’entreprise qui sont déductibles au Canada et la façon d’organiser les reçus aux fins de l’impôt au Canada. Pour l’utiliser sur votre téléphone, téléchargez PKTD dans l’App Store.

À retenir

Pour la plupart des repas d’affaires au Canada, la déduction est généralement limitée à 50 %. Inscrivez le plein montant, ajoutez les personnes présentes et le motif, classez les repas séparément, puis laissez le calcul appliquer la limite. En le faisant au fur et à mesure, la règle de 50 % ne demande que quelques secondes de calcul au moment de la déclaration.


Cet article fournit des renseignements généraux et non des conseils fiscaux. Les règles sur les repas et les frais de représentation, y compris les exceptions, dépendent de votre situation et peuvent changer. Vérifiez le traitement actuel auprès de l’ARC ou d’une personne qualifiée. Consultez notre avis de non-responsabilité.

Foire aux questions

Les repas d’affaires sont-ils entièrement déductibles au Canada?
Non. Pour la plupart des repas et frais de représentation liés aux affaires au Canada, la limite de 50 % applicable à l’impôt sur le revenu correspond généralement à 50 % du moins élevé entre la somme payée et un montant raisonnable dans les circonstances. Il s’agit de renseignements généraux, et non de conseils fiscaux; confirmez votre situation auprès de l’ARC ou d’une personne qualifiée.
Dois-je inscrire le plein montant ou la moitié d’un reçu de repas d’affaires?
Inscrivez le plein montant du reçu, et non la moitié. La limite de 50 % s’applique lors de la préparation de votre déclaration; si vous réduisez vous-même le montant de moitié, vous risquez de le faire réduire deux fois. Saisissez 100 % de la dépense et laissez le calcul — ou votre comptable — appliquer la règle.
Quels renseignements dois-je conserver pour qu’un repas d’affaires soit déductible?
Pour chaque repas que vous prévoyez demander, saisissez une image lisible du reçu indiquant la date, le commerçant et le total, précisez qui vous accompagnait — le client ou le contact — et pourquoi le repas était lié à la production d’un revenu. Ces renseignements facilitent la vérification du dossier, mais ils n’établissent pas à eux seuls la déductibilité. Les ajouter le jour même prend quelques secondes; les reconstituer plusieurs mois plus tard est laborieux.
Existe-t-il des exceptions à la règle de 50 % pour les repas et la représentation?
Oui, mais chaque exception comporte des conditions. Jusqu’à six fêtes de bureau ou activités semblables par année auxquelles tous les employés d’un emplacement particulier sont invités peuvent recevoir un traitement différent d’un repas ordinaire avec un client. La limite de 50 % ne s’applique pas lorsqu’une entreprise facture un client et que le coût du repas ou du divertissement est indiqué sur la facture. Un conducteur de grand routier admissible peut demander une déduction d’impôt sur le revenu de 80 % pour les aliments et boissons consommés pendant une période de déplacement admissible. Les repas servis lors d’activités de financement principalement au profit d’un organisme de bienfaisance enregistré peuvent aussi recevoir un traitement différent. Le travail à domicile n’est pas en soi une exception. Vérifiez les directives actuelles de l’ARC avant de vous fier à une exception.